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13 Septembre 2025
Cette fois nous quittons les cités médiévales pour visiter les églises fortifiées qui peuplent la Transylvanie. Nous commencerons par celle de Biertan. Classée au patrimoine de l’Unesco depuis 1993, c’est l’une des plus belles églises fortifiées de Transylvanie, construite selon la légende, sur une poignée de sable que la petite fille d’un géant aurait laissé tomber de sa poche. Plus sérieusement, elle fut édifiée entre 1486 et 1524. On y accède par un joli escalier en bois, protégé par un toit. Magnifique rétable du XVIè s. représentant la jeunesse du Christ. Stalles travaillées en marqueterie. La porte de la sacristie, sculptée en 1515, est dotée d’un impressionnant système de fermeture en 19 points. A l’arrière de l’église, dans une petite maison portant l’inscription « Heimat Museum » on peut voir la pièce dans laquelle étaient enfermés durant quinze jours à un mois les couples désirant divorcer. Cette loge disposait d’un lit, d’une assiette, d’une cuillère et d’une fourchette. Rien d’autre. Une fois ce laps de temps écoulé, ils étaient libres de se séparer… ou pas. On dit qu’un seul divorce a été prononcé à Biertan pendant les quelque 300 ans où ce « cachot matrimonial » avait fonctionné. A méditer…
Ensuite, direction vers l’église de Mosna qui est au cœur du village. L’église évangélique de Moşna a été bâtie à la fin du 15e siècle, en style gothique, par Adreas Lapicida de Sibiu. Après la construction de l’église, les habitants de la ville ont érigé des murs autour d’elle, pour s’assurer une meilleure protection face aux invasions des nomades. Les murs des fortifications ont 9 mètres de hauteur et comptent 5 tours de défense. Dans l’une d’entre elles est aménagé un musée des traditions et des outils utilisés au fil des temps par les Saxons.
Une autre tour, celle du côté sud de la fortification, est connue sous le nom de Tour au Lard. D’ailleurs la plupart des églises fortifiées avaient une tour de ce type, où la communauté saxonne avait l’habitude de garder les produits à base de porc dans des blocs de glace. Ces blocs étaient découpés dans l’eau de la rivière qui gelait pendant l’hiver. Pour empêcher que la chaleur ne pénètre dans cette pièce, on y entrait très rarement, d’habitude une seule fois par semaine, pour que chaque habitant puisse prendre ce dont il avait besoin.
N’étant pas située sur les principales routes médiévales, ni modernes, la citadelle de Moşna a résisté au passage du temps et elle est très bien conservée.
Enfin, nous finirons par l’église fortifiée de Medias. Là c’est un peu plus compliqué car tout le centre historique est en réfection de voiries et de trottoirs. Les routes menant à l’église sont fermées et il y a vraiment la cohue. Qu’à cela ne tienne, je persiste et fini par trouver une place de parking pas trop loin et j’irai donc seule visiter cette église. Mais au retour, j’informe Claude qu’il faut absolument que l’on trouve une solution pour qu’elle aille la voir car trop belle. J’aurais la chance d’être positionnée entre une pelleteuse et les véhicules des ouvriers mais relativement près pour que Claude aille la visiter. Ce qui fût chose faite.
Voulant se protéger des Tatars et des Turcs, les Saxons élevèrent dans la région plus de 300 églises-forteresses. L'église fortifiée Ste-Marguerite est la plus grande, avec sa double enceinte et ses cinq tours adjointes en 1450, dont la tour des Trompettes, étrangement penchée, qui culmine à 68 m. À l'intérieur, une remarquable collection de tapis ottomans (15e-17e s.), la chaire baroque, quatre superbes retables dont trois proviennent de villages des alentours et deux orgues de toute beauté.
Dans l'enceinte se trouve la chapelle.
Puis, départ pour Targu Mures.
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